Mollans mérite un arrêt, une visite attentive, en s’attardant dans la partie haute, incroyable dédale fleuri où d'étroites ruelles se faufilent entre des jardinets perchés jusqu'au château aussi rassurant que carré. Dans les siècles passés, l’Ouvèze était une route naturelle dont Mollans était la « Porte » qu’il convenait de garder pour préserver la tranquillité à l’intérieur des Baronnies.
De par sa position géographique, Mollans a toujours joué le rôle d’une authentique « Frontière » entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné, Dès le Moyen Age, Mollans est une place-forte importante, ville fortifiée, avec deux châteaux, trois tours et un pont levis, l’ensemble protégé par une enceinte. Des défenses musclées qui témoignent d’une histoire mouvementée durant les guerres de religion.
Le village est adossé au relief des Baronnies qui le protège du Mistral et regarde à l’ouest les plaines du Comtat. Pays de vignes et de cultures maraîchères dans les vallées, c’est une terre d’oliviers, d’arbres fruitiers, de tilleul et de lavande que l’on découvre rapidement sur ses contreforts.Village à vocation agricole donc, mais aussi centre important de commerce et d’échanges comme en témoigne la grande foire annuelle de la Saint Marc au cours de laquelle dés le moyen âge et jusqu’au 19 ème siècle se vendaient les agneaux du haut-pays. Mollans fut également longtemps une cité industrieuse avec ses nombreux moulinages (de blé et d’huile), son élevage de vers à soie (l’un des plus anciens et des plus importants du canton) et ses nombreux commerces de la "Grande rue". Longtemps péage entre Comtat et Dauphiné, encore aujourd’hui frontière entre les départements de la Drôme et du Vaucluse, entre les régions de Rhône-Alpes et de la P.A.C.A., Mollans a toujours su profiter de cette situation pour enrichir son patrimoine et assurer une économie de tous temps prospère
La commune continue en effet de tirer l’essentiel de ses richesses de l’agriculture et principalement de la culture de la vigne et de la production de vin en appellation Contrôlée « Côte du Rhône ». Citons également une culture de terroir : Celle du « Coco de Mollans », un haricot blanc au goût subtil et savoureux auquel les habitants aiment à s’identifier non sans humour au sein d’une confrérie du même nom... ! Regroupant plus de 800 habitants, « La porte des Baronnies » à retrouvé aujourd’hui la population qu’elle avait au début du siècle, un chiffre qui fait plus que doubler chaque année en période estivale. La ville Basse. Sur la rive gauche de l’Ouvèze on admirera la superbe fontaine dite « Au Dauphin », l’animal dont elle est surmontée symbolise le passage entre les deux anciennes provinces : La Provence et le Dauphiné. Construite en 1713, c’est la première à couler à Mollans car le village ne possède pas de sources et l’eau est amenée par tout un système de canaux d’irrigation. Il faudra même attendre la fin du 19ème siècle pour que les autres fontaines soient construites : treize au total. Le lavoir couvert situé derrière la fontaine au Dauphin date du milieu du 19ème siècle, on remarquera l’élégance de ses sept arcades. L’ensemble est classé monument historique.
Le pont, sans doute d’époque médiévale, a été élargi en 1851, puis prolongé en 1906 par un pont métallique pour permettre le passage de la voie ferrée. A l’origine, il était flanqué d’un dispositif de sécurité constitué de trois tours rondes dont il ne subsiste qu’une qui servira de base à l’érection d’un beffroi au début du 18 ème siècle. Récemment restauré ( « La tour prend garde ») la Tour de l’Horloge est surmontée d’un campanile, et porte simultanément un carillon, une horloge à aiguille unique et un cadran solaire.
Face au beffroi, la minuscule chapelle Notre-Dame de Compassion a la particularité d’être totalement en encorbellement au-dessus du lit de l’Ouvèze. C’est un édifice qui ne date que de 1851, mais marque un lieu de culte beaucoup plus ancien. La ville haute Groupé au pied d’un château dont il ne reste que la partie basse du donjon et quelques-unes de ses défenses, la vieille ville de Mollans recèle dans ses rues étroites un ensemble médiéval qui sert souvent de théâtre aux manifestations festives et culturelles. La plus importante consiste à transformer les rues du vieux village en un décor moyen-ageux qui accueille une gigantesque exposition de peintures artistiques le 3 ème week-end de juillet . On prendra le temps de flâner dans les ruelles escarpées et fleuries dont les habitants ont eu le goût de récupérer de nombreuses parcelles ruinées et inoccupées pour les convertir en jardin.
On arrive ainsi tôt ou tard au pied des restes du puissant château fort que les comtes de Mévouillon avaient fait construire au 12ème siècle. Aujourd’hui le château est propriété privée, et on ne peut admirer que d’en-dessous son aspect simple, carré et trapu mariant une partie médiévale avec une partie Renaissance.
En contrebas du château on découvrira l’église Saint-Marcel construite pendant la période révolutionnaire et dont l’aspect extérieur peu remarquable s’oppose au véritable musée d’art sacré (essentiellement du 19ème siècle) que contient l’intérieur. Depuis la grille du portail dont les battants restent désormais ouverts tout l’été, on admirera le mobilier et la chaire en noyer ainsi que le chœur largement décoré de grandes toiles religieuses avec des débauches de marbres et de guirlandes en trompe-l’œil. L’autel, en marbre polychrome de Carrare, récemment restauré (voir l’article du D.L. « l’autel est de retour ») est un des plus beaux spécimens du style baroque flamboyant du milieu du 18ème siècle.
Sortant de l’église, on descendra au niveau de la ruelle inférieure pour trouver une petite place charmante depuis laquelle on découvre un lavoir, niché en souterrain sous le parvis, et une maison perchée sur une double arcade enjambant le passage des rues. Ce bâtiment, surmonté d’un petit clocheton est l’ancienne chapelle des Pénitents. Construite au milieu du 17ème siècle, elle abrite aujourd’hui les archives communales On sortira du village en empruntant la robuste porte fortifiée qui défendait l’accès Nord du village côté Baronnies.
A visité : Les deux châteaux féodaux (fort supérieur et fort inférieur).Fontaine aux Dauphins (1713) et lavoir public couvert (19ème siècle),
ensemble classé Monument Historique. Chapelle N.D. de la Compassion (1851)
en encorbellement au-dessus de la rivière. Pont médiéval. Église Saint-Marcel
(à l’intérieur, autel, en marbre polychrome de Carrare, bel exemple de baroque flamboyant du milieu du 18ème siècle). Ancienne chapelle des Pénitents (17ème siècle). Loisirs : Domaine d'activités du Pas du Ventoux ( piscine, tennis, ping-pong, boules, mini-golf, basket).
Randonnées pédestres (vers des sommets comme le Ventoux et le Luberon. Petite balade dans les oliveraies ou vers les cols de Milmandre et Malpertuis). V.T.T. (circuits balisés au départ de Buis-les-Baronnies). Équitation (centre équestre). Escalade (à Buis-les-Baronnies).
Sports aériens (aires de décollage deltaplane et parapente).
Ball-trap, 4X4, Quad. Baignade (nombreuses possibilités de baignade en rivière).
Pêche (possibilité de pêche en rivière et en étang). Tennis. Cinéma. Discothèque.
“Les peintres dans la rue" (début juillet) Hébergements : Hôtel-restaurant. Chambres d’hôtes. Gîtes. Locations.