La naissance de la ville d’Arles sur Tech se confond avec celle de l’abbaye Sainte Marie, première fondation bénédictine en catalogne aux premiers temps de la Reconquête (778-780) qui voit les premiers et rares succès de Charlemagne outre Pyrénées.
A la lecture des plus anciens textes connus, il semble que la première abbaye ait vu le jour dans les murs mêmes des thermes romains d'Arles (actuelle Amélie les Bains).
L’extraction du fer dans la haute vallée du Riuferrer (rivière du fer) était déjà une activité protohistorique, décisive en tous cas dès avant les premières heures de la colonisation romaine. L’abondance des tessons de poteries sigillée et de débris d’amphores répandus dans les anciens champs d’épandage des scories le montrant amplement.
Jusqu’à la Révolution Française les moines accordaient des concessions minières et forestières aux maîtres de forge installant leurs ateliers de fonte et de forgeage sur les sites mêmes d’extraction du fer et surtout de production de charbon sur les pentes boisées ( le minerai allant en règle générale à la rencontre du charbon). C’est à partir du XIII° siècle que les forges s’implantaient près des rivières, où canaux de dérivation et chutes d’eau assuraient le fonctionnement des bas foyers et des puissants marteaux de forgeage.
La vocation industrielle multiséculaire d’Arles trouvait ainsi son origine. De plus,Il faudra attendre 1880-1881 pour voir enfin le Haut Vallespir s'ouvrir aux courants de l'âge industriel. Les Vallespiriens se lanceront alors dans l'aventure économique avec fougue. Dix et vingt ans plus tard, la création des voies ferrées consacrera et renforcera cet élan.
Dès le milieu du XIXe siècle, le train à vapeur sur voie ferrée facilite l'expansion économique et stimule la concurrence. L'hôpital militaire d'Amélie les Bains, le thermalisme, le minerai de Batère et La Pinouse, l'exploitation des châtaigniers plaident pour la création d'une ligne d'intérêt général en Vallespir. C'est seulement le 4 janvier 1879 que le Ministère des travaux publics décide le tracé Elne-Le Boulou-Amélie-Arles .Le premier train à vapeur arrive à Arles le 26 juin 1898.
L'abbaye Sainte-Marie.
L’établissement primitif vit le jour en 778, dans les murs antiques des thermes romains des Bains d’Arles (Amélie les Bains). Le moine fondateur, Castellanus, venu d’Espagne trouva ici refuge avec sa petite communauté bénédictine, au moment même où Charlemagne conquérait cette frange sud de la Septimanie jusque là aux mains des arabes. Protections impériale et comtale permirent une extension du bien foncier de l’abbaye et son indéniable rayonnement spirituel. Le transfert en 881 sur le site actuel est consécutif au saccage normand survenu quelques années plus tôt. Arles offre l’exemple rare en Catalogne d’un édifice inversé avec chevet occidental et façade tournée au soleil levant. La seconde particularité est la présence, à l’intérieur, de deux absides. A l’opposé du chœur principal, trois absides ont été creusées dans le mur de façade ; l’abside centrale, en tribune au-dessus de l’entrée, présente un décor à fresques, datable du XIIème siècle
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