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5 vues panoramiques
Accéder à l'abbaye de Saint-Roman
L'abbaye de Saint-Roman est située à 5 km au-dessus de Beaucaire. Il faut environ 25 mn en voiture pour venir de Nîmes, Avignon et Arles et une heure de Montpellier, Aix-en-Provence et Orange
L'accès peut se faire par trois routes différentes :
En venant de Beaucaire, Tarascon, Arles, Saint-Rémy-de-Provence, Cavaillon (A7), prendre la route de Nîmes, l'abbaye est fléchée après le centre commercial sur le dernier rond-point en quittant la ville.
En venant de Nîmes, Montpellier (A9), l'abbaye est fléchée sur le premier rond-point en arrivant au-dessus de Beaucaire.
En venant d'Avignon (A7) par la rive droite du Rhône, ou de Remoulins (A9).

1500 ans dhistoire
Dominant le Rhône au-dessus de Beaucaire, découvrez au milieu des garrigues les vestiges de la seule abbaye troglodytique d'Europe occidentale.
Dernières collines de la basse vallée du Rhône sur la rive droite du fleuve, le massif de l’Aiguille a été occupé dès la préhistoire par des tribus de chasseurs qui utilisaient les nombreuses grottes et fissures que l’on trouve dans ces massifs calcaires.
A la fin du Ve siècle sans doute, des ermites disciples de St Roman (mort en 460, disciple de St Jean Cassien) s'installent sur la colline de l'Aiguille et celle de St-Roman, qui plus vaste se développera en véritable monastère. Les moines vont agrandir petit à petit les cavités naturelles pour y installer une chapelle, des cellules et des salles communes.
A une époque inconnue, mais sans doute vers le VIIe siècle, cette communauté d’ermites qui vivait un style de vie monastique oriental dans la lignée des Pères du Désert, adopte la règle de St-Benoît et devient abbaye bénédictine.
Passée sous la tutelle de la puissante abbaye de Psalmody, située près d’Aigues-Mortes, St-Roman demeure un prieuré dont le pèlerinage sur des reliques de St-Roman et St- Trophime est très important. Du fait de son ancienneté et de son prestige, des privilèges honorifiques témoigneront de la haute valeur du lieu malgré sa subordination.
Au XIVe siècle, l’abbaye est fortifiée puis un studium, collège d’adolescents, est installé par le pape d’Avignon Urbain V pour y dispenser une instruction à des jeunes gens, pauvres ou riches, doués pour les études. Après cette période courte, l’abbaye va peu à peu décliner.
En 1538, Psalmody se sécularise en collège de chanoines installé dans Aigues-Mortes. St-Roman est vendue à un particulier qui achève de la fortifier et remplace certaines constructions monastiques de la terrasse par un petit château.
Transmis dans plusieurs familles de la région, le château de St-Roman finit par être démantelé dans la première moitié du XIXe s. par un de ses derniers propriétaires qui en vend toutes les pierres.
Resté longtemps à l'abandon, la Société d'Histoire et d'Archéologie de Beaucaire entreprend, à partir des années 60, des fouilles sur le site et son déblaiement. La connaissance du site doit beaucoup à ces passionnés.
La commune de Beaucaire devenue propriétaire en 1988 obtient le classement Monument Historique en 1991, ce qui permettra d’entamer des travaux de consolidation et de mise en sécurité.

Environ quinze ans plus tard, comme ce fut souvent le cas pour les Abbayes cisterciennes, les moines abandonnent leurs bâtiments provisoires, et se transportent à une vingtaine de kilomètres de leur emplacement premier, près de Lorgues, en un lieu boisé entre le coude d'une petite rivière et une source.
Les travaux d'édification de l'abbaye Notre-Dame-du-Thoronet débutent en 1160, s'achèvent pour l'essentiel en 1175, et se prolongent jusqu'en 1190.

Au début du XIIIème siècle, le monastère abrite une vingtaine de moines et quelques dizaines de frères convers.
Moins de deux siècles plus tard, le déclin de l'abbaye est déjà entamé. En 1660, le prieur fait état de "la grande nécessité que les bâtiments de cette abbaye ont d'être réparés étant en piteux état". En 1699, on signale des fissures et effondrements des toitures, portes rompues et fenêtres délabrées...

Le site historique et le monument
Saint-Roman n’est pas un monastère bati. Des construction monastiques ont existé à partir de l’époque romane, mais le château s’installa à leur emplacement, détruisant ou modifiant ces bâtiments dans le sens d’une occupation plus civile.
La grande originalité du site est son caractère troglodytique. Un tel établissement monastique creusé dans le rocher fait indéniablement penser aux monastères orientaux de Capadocce, du Moyen-Orient et d’Egypte. Bien qu’ en plus mauvais état de conservation que ceratins monastères orientaux dans lesquels on trouve encore des fresques, la similitude du style de vie des moines, au moins dans les premiers temps, est frappante.
Si la campagne de fortifications du XIVe siècle a considérablement modifié l’aspect du rocher en taillant ses parois à la verticale, des éléments troglodytiques important susistent :
La chapelle de plus de 100 m2 avec sa voute de coeur romane et son siège du prieur taillé dans le rocher à la même époque.
les cellules qui accueillaient les premiers moines avant qu'ils ne prissent à une époque inconnue l'habitude de dormir en dortoirs suivant l'habitude bénédictine. Ils escaladaient le rocher ou empruntaient des échelles pour se glisser dans ces petites pièces par d'étroites ouvertures. Le grand intérêt de la vie troglodytique est de profiter de la constance termique qui règne sous terre et permet de conserver, avec le minimum d’échanges avec l’extérieur, une température de 14 à 16° toute l'année. La plupart de ces ellules ont été réaffectées à des usages divers au moyen-âge : pressoir et silos à céréales en particulier.
De l’époque romane et postérieure, on trouve les éléments de la chapelle déjà cités, auxquels on peut ajouter un chapiteau roman (dans l’absidiole de gauche de la chapelle) témoignage d’un cloître disparu qui devait être situé sur la terrasse supérieure nord.
